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LA GELIFRACTION

 

 

Le passage de l'état liquide à l'état solide de l'eau contenue dans les fissures des roches a des effets morphogéniques importants. Le processus, lorqu'il est répété maintes fois, tend à faire éclater les roches en de multiples éléments (les gélifracts). Ce processus se nomme gélifraction. Lorsqu'un versant entier est soumis à la gélifraction, les formes qui en découlent sont des talus d'éboulis, pouvant aboutir à des versants réglés (ou versants de Richter).

La gélifraction active n'apparait pas en-dessous de 2 200 m dans les Pyrénées. La végétalisation des éboulis révèle que la gélifraction n'est plus active, mais héritée.

 

 

gélifraction

Les gélifracts

Exemple de gélifracts.

Les roches sont éclatées. Certains éléments ne sont pas végétalisés, ce qui laisse présumer que le processus est actuel.

Certains blocs subissent une cryoexpulsion.

 

 

 

Pic Cabanou, 2 500 m, juillet 2007

 

Voici un autre exemple de gélifracts, que l'on surnomme en "frites", en référence à leur aspect.

Photo prise dans les calcaires du Pic d'Anie.

gélifraction

gélifraction
Gélifract dans les calcaires du versant sud du Taillon

gélifractionBloc pulvérisé par la gélifraction (montagne de Cap de Long, 2 800 m)

Les éboulis

 

Les éboulis sont le nom que l'on donne aux formes issues du processus de gélifraction. Ils se subdivisent en plusieurs modelés, dont le principal est le talus d'éboulis. Il s'agit d'un drapage d'éboulis sur un versant. La pente de ces talus avoisine souvent les 33° (équilibre gravitaire).

 

Ici, un exemple de talus d'éboulis hérités (totalement végétalisés).

 

Face ouest du pic de Bastan, prise de vue à 2 200 m. Juillet 2007

éboulis végétalises

Talus d'éboulis

Exemple de talus d'éboulis en cours de végétalisation.

 

 

 

Face nord du pic d'Aulon, 2 738 m. Juillet 2007

Exemple de talus d'éboulis "frais".

 

 

 

Pic d'Arriel, prise de vue à 2 450 m (juillet 2006).

Eboulis vifs
   

 

 

 


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